Bun cha : porc grillé vietnamien et vermicelles de riz

Bun cha : porc grillé vietnamien et vermicelles de riz

Portions : 6

personnes

Difficulté : Facile

Durée : 1h20

Le bun cha, c'est cette spécialité de Hanoï qui réunit des boulettes de porc caramélisées, des vermicelles de riz et des herbes fraîches. Vous redoutez de rater la marinade ou le caramel d'oignon ? Pas de panique : avec de l'échine, un peu de nuoc-mâm et du miel, on obtient des boulettes dorées et fondantes, à partager en famille, sans chichi. Simple… non ?
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Préparation

40 min

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Repos

30 min

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Cuisson

40 min

Matériel nécéssaire

  • Une grande poêle antiadhésive
  • Une casserole
  • Un grand saladier
  • Une passoire
  • Une planche à découper et un couteau

Ingrédients

Recette prévue pour : 6

personnes

  • 1 kg d’échine de porc hachée
  • 400 g de vermicelles de riz
  • 10 tiges de coriandre
  • 6 brins de ciboulette thaï
  • 2 oignons
  • 2 gousses d’ail
  • 2 cuillères à soupe de sauce nuoc-mâm
  • 2 cuillères à soupe de sauce soja
  • 2 cuillères à café de sucre
  • 2 cuillères à café de miel liquide
  • 1 cuillère à café de poivre
  • Huile végétale
  • Sel

Préparation

Étape 1 : Mariner la viande

Pelez et hachez l’ail. Mélangez-le avec l’échine hachée, le poivre et une pincée de sel. Laissez reposer 30 minutes au réfrigérateur.

Étape 2 : Cuire les vermicelles

Portez une casserole d’eau à ébullition. Faites cuire les vermicelles de riz selon les indications du paquet. Rincez-les sous l’eau froide jusqu’à ce qu’ils soient tièdes, égouttez et réservez.

Étape 3 : Caraméliser l’oignon et assaisonner

Pelez et émincez les oignons. Faites-les revenir à feu doux dans une poêle avec un filet d’huile jusqu’à ce qu’ils commencent à dorer. Ajoutez 1 cuillère à café de sucre et laissez caraméliser 2 minutes. Hors du feu, mélangez avec la viande marinée, le nuoc-mâm, la sauce soja, le reste de sucre et le miel. Ajoutez la coriandre et la ciboulette ciselées, mélangez bien.

Étape 4 : Former et cuire les boulettes

Avec les mains humides, formez des boulettes de 4 cm environ. Faites chauffer un peu d’huile dans une poêle à feu moyen-vif. Faites cuire les boulettes par fournées, en les retournant, pendant environ 15 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient bien caramélisées sur toutes les faces.

Étape 5 : Dresser

Répartissez les vermicelles dans des bols avec de la salade et des herbes fraîches. Déposez les boulettes chaudes dessus et servez aussitôt.

Conseils du chef

  • Ne surchargez pas la poêle : cuisez en plusieurs fournées pour que les boulettes dorent au lieu de bouillir.
  • Rincez les vermicelles à l’eau froide dès la fin de cuisson, ils ne colleront pas entre eux.
  • Goûtez la marinade avec une petite boulette test avant de cuire le reste, pour ajuster le sel et le nuoc-mâm.
  • Ajoutez un peu de jus de citron vert et d’ail râpé dans de l’eau tiède sucrée pour obtenir une sauce de trempage maison.
  • Les boulettes crues se congèlent très bien, bien filmées, jusqu’à 2 mois.

Le bun cha, la petite merveille de Hanoï à refaire chez vous

Je vous l’avoue : la première fois que j’ai goûté un bun cha, c’était dans un restaurant minuscule, et je n’ai pas compris tout de suite ce qui m’arrivait. Des boulettes de porc grillées, des nouilles froides, des herbes en pagaille, le tout à tremper dans un bouillon sucré-salé… Un vrai coup de cœur. Depuis, j’ai fait et refait cette recette à la maison, et elle ne me déçoit jamais.

D’où vient ce plat ?

Le bun cha est né à Hanoï, dans le nord du Vietnam, où on le déguste surtout à l’heure du déjeuner. Traditionnellement, le porc est grillé sur des braises, au coin de la rue, et la fumée parfume tout le quartier. Le nom dit tout : bun désigne les vermicelles de riz, cha la viande grillée. Il paraît que l’on ne compte plus les habitants de la capitale qui le mangent plusieurs fois par semaine.

Une version adaptée à nos cuisines

Pas de braises dans mon appartement, et vous non plus, je suppose ! Alors on fait cuire les boulettes à la poêle, avec un peu d’huile, jusqu’à obtenir une belle croûte caramélisée. Le résultat n’a pas le goût du charbon de bois, bien sûr, mais il reste franchement gourmand. Le miel et le sucre font tout le travail de caramélisation.

Bien choisir ses ingrédients pour des boulettes réussies

Dans cette recette, tout se joue sur la viande et sur l’équilibre de la marinade. Rien de compliqué, mais quelques détails changent la donne.

L’échine de porc, le morceau idéal

Je choisis toujours de l’échine de porc : elle contient juste ce qu’il faut de gras pour que les boulettes restent fondantes à la cuisson. Un filet serait trop sec, et vous seriez déçus. Demandez à votre boucher de la hacher grossièrement, ou hachez-la vous-même au couteau si vous avez un peu de temps : la texture sera plus rustique, plus proche de ce que l’on mange à Hanoï.

Nuoc-mâm, soja, miel : l’équilibre sucré-salé

La sauce nuoc-mâm apporte la profondeur, la sauce soja de la rondeur, et le miel liquide du brillant et de la douceur. À vous de goûter la préparation avant de former les boulettes (enfin, après un petit passage à la poêle d’une cuillerée, on ne mange pas de porc cru, d’accord ?). Ajustez le sel avec parcimonie : le nuoc-mâm en apporte déjà beaucoup.

Herbes fraîches et oignon caramélisé

La coriandre et la ciboulette thaï donnent toute leur fraîcheur à l’ensemble. Si vous n’avez pas de ciboulette thaï, de la ciboulette classique fera l’affaire, avec un peu moins d’ail dans le goût. Quant à l’oignon, laissez-le dorer doucement avant d’ajouter le sucre : c’est ce petit caramel qui donne cette note presque fumée aux boulettes.

Réussir la cuisson et le dressage du bun cha

Là, on touche au cœur de la recette. Les gestes sont simples, mais ils comptent.

Des mains humides et une poêle bien chaude

Pour former les boulettes, mouillez-vous les mains régulièrement : la viande n’accroche plus, et vos boulettes restent lisses. Pas de grosses boules, plutôt de petits palets d’environ 4 cm : ils cuisent plus vite et caramélisent mieux. Dans la poêle, ne les serrez pas trop, sinon elles vont rendre de l’eau et bouillir au lieu de dorer.

Le montage du bol

On sert les boulettes sur un lit de vermicelles de riz tiédis, avec de la salade, des herbes fraîches, et si vous en avez, un peu de sauce de trempage. Chacun compose son bol à sa façon : c’est ça qui est bon, ce côté plat à partager. Pour plus de croquant, ajoutez des carottes râpées ou des rondelles de concombre.

Que boire avec ?

Une bière blonde bien fraîche fait merveille avec ce plat. Un thé glacé au jasmin, pour les plus sages d’entre nous, marche aussi très bien. On termine sur quelques lychees au sirop, et le tour est joué !

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