Galette comtoise à la pâte à choux et à la fleur d'oranger

Galette comtoise à la pâte à choux et à la fleur d’oranger

Portions : 6

personnes

Difficulté : Facile

Durée : 30 min

La galette comtoise, spécialité de Franche-Comté, se prépare avec une simple pâte à choux sucrée parfumée à la fleur d'oranger. Légère, moelleuse et joliment dorée, elle se réalise en 10 minutes seulement, avec des ingrédients que vous avez déjà chez vous. Un dessert de famille généreux, à partager tiède ou froid.
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Préparation

10 min

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Repos

/

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Cuisson

20 min

Matériel nécéssaire

  • Une casserole à fond épais
  • Une cuiller en bois
  • Une tôle à tarte (ou une plaque de cuisson)
  • Un pinceau de cuisine
  • Un couteau fin pour les croisillons
  • Un bol pour battre le jaune d’œuf

Ingrédients

Recette prévue pour : 6

personnes

  • 25 cl de lait
  • 100 g de sucre
  • 70 g de beurre
  • 130 g de farine
  • 4 œufs (3 entiers + 1 blanc, le 4ème jaune sert à dorer)
  • 3 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger

Préparation

Étape 1 : Préparer la base de la pâte

Versez le lait, le sucre et le beurre dans une casserole. Chauffez à feu moyen jusqu’à ébullition. Retirez immédiatement du feu. Jetez la farine d’un seul coup et remuez énergiquement à la cuiller en bois jusqu’à ce que la pâte soit homogène.

Étape 2 : Dessécher et incorporer les œufs

Remettez la casserole sur feu doux pendant 1 à 2 minutes en remuant, jusqu’à obtenir une boule lisse qui se détache des parois. Retirez du feu. Ajoutez les 3 œufs un à un, en incorporant chacun complètement avant d’ajouter le suivant, puis le blanc d’œuf. Terminez par l’eau de fleur d’oranger.

Étape 3 : Étaler, décorer et cuire

Préchauffez le four à 210 °C. Étalez la pâte sur une tôle à tarte beurrée. Tracez des croisillons à la pointe d’un couteau, puis badigeonnez au pinceau avec le jaune d’œuf restant. Enfournez pour 20 minutes, jusqu’à ce que la galette soit bien dorée.

Conseils du chef

  • Ne laissez pas bouillir longtemps le lait : dès les premiers bouillons, retirez du feu pour ne pas dessécher la pâte trop tôt.
  • La pâte doit former un ruban épais quand on la soulève à la spatule : si elle est trop ferme, ajoutez un peu de blanc d’œuf battu.
  • Délayez le jaune d’œuf avec une cuillerée d’eau pour une dorure plus régulière.
  • N’ouvrez pas le four avant 15 minutes de cuisson, sinon la galette risque de retomber.
  • Elle se conserve 24 heures sous cloche, mais elle est meilleure le jour même, tiède.

La galette comtoise, petite pépite de l’Est

Vous connaissez la galette frangipane, bien sûr. Mais la galette comtoise, elle, reste l’une de ces recettes que l’on découvre presque par hasard, chez une amie ou au détour d’un marché de Franche-Comté. Et on se demande alors pourquoi on ne l’a pas goûtée plus tôt !

Une pâte à choux… qui ne finit pas en chou

Voilà le petit tour de passe-passe : on prépare une pâte à choux sucrée, avec du lait plutôt que de l’eau, et au lieu de la pocher en boules, on l’étale sur une tôle à tarte. Au four, elle gonfle doucement, dore, se pare de croisillons. Le résultat est léger et moelleux, un peu à mi-chemin entre un gâteau et un flan vanillé. Simple… non ?

Ses origines franc-comtoises

Cette galette est une vraie spécialité de Franche-Comté, très appréciée dans tout l’Est de la France. On la mange à l’Épiphanie ou simplement le dimanche, quand l’envie d’un dessert sans chichi se fait sentir. Elle a ce côté recette de famille, transmise à l’oreille, avec des quantités que chacun ajuste un peu à sa façon.

La fleur d’oranger, signature du gâteau

Trois cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger : c’est ce qui fait toute la différence. Le parfum est délicat, floral, jamais envahissant si l’on respecte la dose. Je vous avoue que j’ai longtemps hésité, par peur d’un goût savonneux. Mais ici, mélangée à la chaleur de la pâte, la fleur d’oranger se fond complètement dans la douceur du lait et du beurre.

Réussir sa pâte à choux sans stress

La pâte à choux intimide souvent. On redoute qu’elle s’affaisse, qu’elle soit trop liquide, ou trop compacte. Pourtant, avec quelques repères visuels, elle devient presque une amie.

Le lait, le sucre, le beurre : chauffer sans trop attendre

On commence par chauffer le lait avec le sucre et le beurre. Dès que le mélange bout, on retire du feu, sans attendre. Plus on laisse bouillir, plus le lait s’évapore, et plus la pâte risque d’être trop sèche avant même d’avoir commencé.

La farine d’un coup, et on remue fort

Hors du feu, on jette la farine d’un seul coup et on remue énergiquement avec une cuiller en bois. On remet sur le feu quelques instants, jusqu’à obtenir une boule lisse qui se détache des parois. C’est le moment où l’on dessèche légèrement la pâte pour qu’elle puisse ensuite accueillir les œufs.

Les œufs, un par un

Hors du feu à nouveau, on ajoute les œufs un à un, en attendant que chacun soit bien incorporé avant d’ajouter le suivant. Ici, trois œufs entiers plus un blanc : la texture finale doit être souple, lisse, brillante, et former un ruban épais quand on la soulève. Si elle est trop ferme, la galette sera dense. Trop liquide, elle risque de s’étaler comme une crêpe.

Cuisson, dorure et croisillons

Le décor, c’est le petit plaisir de cette galette. On étale la pâte sur une tôle à tarte, on trace des croisillons avec la pointe d’un couteau, on dore au jaune d’œuf. Quelques minutes de travail pour un effet très « boulangerie de village ».

Étaler la pâte sur la tôle

Utilisez une tôle à tarte bien beurrée, ou recouverte de papier sulfurisé. Étalez la pâte à la spatule en gardant une épaisseur d’environ 2 cm, sans chercher la perfection : la pâte gonflera de toute façon à la cuisson.

Dessiner les croisillons et dorer

Avec la pointe d’un couteau, tracez des croisillons peu profonds, comme sur une galette des rois. Badigeonnez ensuite avec le jaune d’œuf restant, légèrement délayé dans une cuillerée d’eau pour qu’il glisse mieux au pinceau.

Cuire à 210 °C sans ouvrir le four

Enfournez à 210 °C pendant 20 minutes environ. Pas d’ouverture de porte avant d’avoir atteint au moins 15 minutes : la pâte à choux n’aime pas les courants d’air. La galette est prête quand elle est bien dorée et ferme au toucher.

Comment la déguster ?

La galette comtoise se mange tiède ou froide, nature, avec un café ou un thé, pour le goûter. On peut aussi l’accompagner d’une compote de pommes maison, de quelques fruits rouges ou d’une cuillerée de crème fraîche épaisse. Et si vous aimez les variantes, essayez de remplacer l’eau de fleur d’oranger par un peu de vanille, ou même par du rhum pour une version plus adulte. Bref, c’est une recette qui s’adapte à toutes les envies, et qui ravit à coup sûr les petits comme les grands. Alors, on sort la casserole ?

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